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Définitions

  Reconnaissance de l’équithérapie

Dans quel cadre législatif s’inscrit l’équithérapie, à une époque où les activités de thérapie moins conventionnelles sont en plein développement et suscitent de plus en plus l’intérêt du grand public ?

L’équithérapie s’inscrit parmi les activités de thérapie situées en dehors d’un cadre réglementé. La situation juridique des équithérapeutes est donc actuellement la même que celle des relaxologues, des psychothérapeutes ou encore des psychanalystes.

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© Assemblée nationale

L’équithérapie est légale : aucune loi n’interdit sa pratique pour peu que les praticiens n’exercent pas des actes réservés aux médecins ou aux kinésithérapeutes (pose de diagnostic, prescription ou administration de traitements médicamenteux, pratique de massages ou de manipulations du corps à but thérapeutiques, etc.).

L’équithérapie n’est pas réglementée : aucune loi ne définit ce qu’est l’équithérapie ni ne protège le titre d’équithérapeute.
De cette situation vient qu’il n’est interdit à personne de se prétendre équithérapeute, y compris s’il ne peut justifier d’aucune formation spécifique à l’équithérapie, à la relation d’aide, ou à l’utilisation du cheval.
Ce qui entraîne une absence de protection :
- des équithérapeutes, qui ne disposent pas de moyens leur permettant de se mettre à l’abri de la concurence déloyale de prétendus thérapeutes n’ayant dans les faits aucune formation et aucune légitimité ;
- du public, qui ne dispose pas d’une appellation fiable lui permettant de s’adresser en toute confiance à un équithérapeute compétent, l’utilisation du titre d’"équithérapeute" n’étant pas encadrée et ne garantissant aucune formation ou compétence.

D’où la très grande importance, pour les personnes désirant exercer l’équithérapie, d’avoir un bagage garantissant la qualité de leurs prestations : la possession d’un diplôme officiel dans un domaine médico-social, le passage par une formation spécialisée en équithérapie, l’adhésion à un organisme représentatif et la signature d’une charte de déontologie spécifique à l’équithérapie. A ces conditions, il est déjà nettement plus facile pour les équithérapeutes de faire valoir leur sérieux auprès de tiers (patients, établissements de soin, centres équestres, assureurs, confrères, autres professionnels du soin...).

Ainsi, bien que l’Etat ne soit pas lui-même en mesure d’assurer la formation des équithérapeutes, faute de cadre officiel, il accorde au secteur privé la capacité d’y pourvoir.
Il ne peut donc aujourd’hui exister ni formation publique ni diplôme national d’équithérapeute, mais uniquement des formations et diplômes de droit privé.

Pour autant, l’équithérapie est une activité connue et reconnue par l’Etat et ses institutions, aussi bien au travers des travaux de recherche menés au sein des Universités (thèses, mémoires) que de l’implication de structures publiques de santé ou de collectivités territoriales dans la mise en place de séances d’équithérapie ou dans le financement de formations d’équithérapeute au bénéfice de professionnels du secteur public.