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  Emission sur France Culture

mardi 11 septembre 2007 - 16 heures

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Une grande émission consacrée à l’équithérapie.

Le mardi 11 septembre 2007 de 16h à 17h, l’émission "Sur les docks" sur France Culture a consacré une heure à l’équithérapie, au moyen de sujets et d’interviews retraçant les différentes formes de soins et d’activités médiatisées par le cheval, que ce soit auprès de patients, de professionnels, d’organismes de formation ou de représentation.

Vous avez pu retrouver au sein de cette émission Josée-Laura Delacoux, équithérapeute associée de la Société Française d’Equithérapie, et Nicolas Dupont, équithérapeute membre de la SFE.

Ecouter l’émission
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Productrice coordonnatrice : Irène Omélianenko
Productrice déléguée : Laetitia Krupa

Avec :
- Renée de Lubersac : psychomotricienne, psychothérapeute, fondatrice de la FENTAC, Fédération Nationale de Thérapie avec le Cheval
- Josée Delacoux : équithérapeute, psychothérapeute et dirigeante de la SFE, Société Française d’Equithérapie
- Line Hamel : témoin. A eu recours à l’équithérapie après un cancer du sein
- Claudine Prévost : témoin, ancienne cliente de Josée Delacoux
- Brigitte Martin : présidente de la FENTAC
- Patrick Gohet : délégué interministériel aux personnes handicapées au sein du Ministère du Travail
- Sophie Feltrin : sous-directrice de l’institution pour autistes adultes " Le Cèdre Bleu " à Chaville (92)
- Nicolas Dupont, ergothérapeute et équithérapeute, avec Jules et son poney Ponelle

Un documentaire de Laetitia Krupa et Guillaume Baldy.

Jules ne parle pas, ou presque. Il frappe pour dire, il crie pour révéler. Jules a onze ans, il est autiste. Admis dans une institution de jour, il rentre chez lui le soir et le week-end. Ses parents, qui doivent s’occuper aussi de trois autres garçons, ont cherché des activités pour Jules, en dehors de l’institution, pour lui faire rencontrer le monde et que le monde le rencontre.
Piscine, sports collectifs, randonnées... jusqu’à Ponelle. Haute comme trois pommes, toute rousse et pleine de poils. Un poney tout doux, qui rassure et guide l’enfant dans ses pas " à l’extérieur ". Aux côtés de Ponelle, il y a Nicolas Dupont, l’équithérapeute, l’homme qui ne parle pas qu’à l’oreille des chevaux, mais aussi à celles des personnes atteintes de handicap mental.

L’équithérapie, la rééducation par et avec le cheval, l’hippothérapie, la thérapie avec le cheval (les appellations sont encore éparses) se donnent l’ambitieux objectif d’aider l’handicapé en lui apportant un soin supplémentaire et en le faisant travailler sur ses déficiences sensorielles, ses carences intellectuelles, ses tics et ses tocs.

Qu’elle soit entreprise sous l’axe de la psychomotricité ou de la psychothérapie, cette thérapie sert à aller mieux dans son corps, donc mieux dans sa tête. Les pathologies concernées varient de l’autisme à la schizophrénie.

Alors dans ce long parcours semé d’embûches et de petits progrès, immenses parfois pour les spécialistes, le thérapeute et le cheval font équipe. La séance est à géométrie variable selon l’humeur du patient, son état de nervosité, sa disponibilité. Chaque fois, il faut s’adapter et innover pour impliquer le patient. Le cheval, joue, bien sûr un rôle fondamental car c’est lui qui fait le lien entre le patient et ce monde qui lui semble différent. L’animal ne parle pas et impose une autorité directe, et le patient comprend très vite qu’il n’appartient pas à la famille des hommes, alors il l’accepte et l’intègre. Objet de pulsion, de fantasme et de transition, le cheval va faire avec le patient un long chemin, qui parfois mène à des " révélations ".

La thérapie avec le cheval ne soigne pas, elle accompagne, elle soutient. Et va même plus loin que le handicap mental : certaines personnes y ont recourt à un moment fragile de leur vie, comme une béquille, un tremplin pour reprendre confiance et goût. " Mettre le pied à l’étrier ", l’expression n’est pas vide de sens...

Depuis 1969, date du premier mémoire universitaire consacré au sujet et soutenu de main de maître par Mme Renée de Lubersac, la thérapie avec le cheval n’a évolué que très lentement en France. Avec les mentalités. Au pas.
Mais un sursaut survenu ces cinq dernières années pourrait bien reformater le canevas des activités para-médicales et accoucher d’une implantation sérieuse de la thérapie avec le cheval dans le parcours de soin du patient handicapé.

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