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Définitions

  Histoire de l’équithérapie

Repères

Les origines de l’équithérapie remontent sans doute aussi loin que l’histoire unissant l’homme et le cheval. C’est toutefois seulement depuis un demi-siècle que des activités de thérapie modernes sont pratiquées par la médiation du cheval, avec différents courants.

Antiquité

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Xénophon

Les propriétés thérapeutiques liées au cheval sont connues depuis l’Antiquité. La mise à cheval était pratiquée en Grèce dans les temples d’Esculape pour favoriser l’évolution de certaines maladies somatiques, et fortifier les membres.

Les vertus du contact des chevaux en faisaient déjà une activité préconisée afin de soutenir l’éducation des enfants et des adolescents, et pour améliorer les humeurs de personnes souffrant de troubles psychiatriques.

Le cheval est un bon maître, non seulement pour le corps, mais aussi pour l’esprit et pour le cœur, Xénophon, stratège et philosophe grec, disciple de Socrate, Vème siècle avant JC.

Société moderne

Récapituler le développement des activités thérapeutiques associant le cheval, c’est également parcourir un chemin qui va du corps vers l’esprit.

Les premiers essais d’utilisation du cheval en tant qu’outil thérapeutique sont marqués par l’histoire de Lis Hartel, cavalière danoise qui décrocha une médaille d’argent en dressage aux Jeux Olympiques d’été de 1952 à Helsinki, après avoir surmonté sa poliomyélite en poursuivant une pratique équestre intensive.

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Lis Hartel

Cet exploit favorisa durablement le développement de pratiques équestres adaptées, avec l’implication de personnels médicaux.
C’est donc par l’aspect biomécanique du cheval que s’ouvre la longue voie qui mène jusqu’à l’équithérapie telle que nous la connaissons aujourd’hui.

La seconde étape fait intervenir Renée de Lubersac, psychomotricienne, et Hubert Lallery, masseur-kinésithérapeute, qui vont ensemble chercher à théoriser les bénéfices psychomoteurs véhiculés par le contact avec le cheval. Il publieront ensemble l’ouvrage princeps "La Rééducation par l’équitation" en 1973, fruit d’un travail de recherche les ayant conduits dans toute l’Europe et marquant l’arrivée en France d’une discipline thérapeutique nouvelle, pratiquée par des professionnels médicaux-sociaux. La création de la Fédération nationale des thérapies avec le cheval, à partir de 1986, marque la libération des activités de thérapie de la tutelle des fédérations sportives. L’influence de Renée de Lubersac conduit également ce mouvement de thérapeutes au sein d’un courant largement influencé par la psychomotricité, et vers des activités de prises en charge orientées explicitement vers le corps, dans une lignée thérapeutique humaniste inspirée par Karl Rogers, considérant la personne dans sa globalité.

La création de la Société française d’équithérapie, à partir de 2005, marque un tournant en apportant un nouveau regard sur les pratiques de thérapie associant le cheval. Après la prise en charge médicale, la prise en charge kinésithérapeutique et psychomotrice, c’est à présent la prise en charge psychique médiatisée par le cheval qui se voit ancrée par l’apport des différents domaines de la psychologie et de la psychothérapie à l’utilisation du cheval en thérapie.